First review for the latest the nude hours album !

Thierry Martin wrote the following review (in french) on http://www.danslemurduson.com/:

« Il y a quelques semaines, je passais par confesse et vous avouais ma « jalousie musicale », teintée d’une admiration sans borne et non feinte, il va de soi, pour les talents musicaux qu’héberge ma très chère et proche voisine, la Belgique… Aussi, quand au détour d’une conversation Facebook, Eric Delsine (d’Eric In The Kitchen, entre autres), auteur il y a déjà près de 3 ans d’un excellent A heart of clouds and stars (toujours dispo ici)(on en avait parlé ) m’a recommandé l’écoute de l’album d’un compatriote, j’ai une fois de plus laissé mes bas instincts me guider.

 

Excellente pioche, puisque le dit album, When the night is long and you’re wide awake, de The Nude Hours (projet du « vétéran » François Milet initié en 1998), m’a immédiatement plongé dans une langueur hypnotisante, crépusculaire et bienveillante. Rien que ça. (Et je crois qu’inconsciemment, j’en avais besoin… A peine quelques heures plus tard, je devais m’envoyer le Belle & Sebastian…)

 

En effet, dès les premières secondes de ‘Propylene glycol‘, je me suis retrouvé comme absorbé dans une douceur ouatée, drogué consentant, bloquant sur les chansons qui défilaient les unes après les autres, sans pouvoir, pour mon plus grand bonheur, m’en extirper. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été ainsi absorbé, d’entrée de jeu, et sur toute la durée (ou presque) d’un album. L’ambiance offerte est une épure minimaliste, savant mélange de folk 1970s et de pop sombre 1990s.

 

On se surprend ainsi plus d’une fois à penser à Neil Young (certains sons de batterie sur ‘I couldn’t get my eyes off you‘ ont un petit quelque chose d’Harvest, par exemple), et encore plus au regretté Elliott Smith (notamment sur ‘The morning after‘, ‘Everyday In The Sky‘, mais aussi et surtout tout au long de la « mini-tubesque » (dans un monde meilleur) ‘Between the blinds‘), par la grâce de la voix de François et de mélodies pop en clair-obscur et pourtant si évidentes et lumineuses dans leur réception par les oreilles. Je ne suis pas certain que leurs compositions furent si évidentes que cela !

 

Les écoutes répétées de l’enchainement ‘The morning after‘ / ‘Reverse tides‘, probablement mon passage préféré de l’album n’usent pas les morceaux mais, au contraire, les magnifient, tout en offrant de longs voyages immobiles aux motifs variables.

 

Après ces 2 morceaux exceptionnels, je dois avouer que lors de mes premières écoutes, je trouvais ‘Colors of you‘, un peu superflue. Et puis, au fil du temps, elle s’est également imposée comme une fin parfaite, ses effets en écho et la batterie un peu « martiale » (désolé, je ne suis pas du tout musicien :-) ), lui conférant une autorité conclusive, nous permettant de finir la nuit de la plus belle des manières, même si un peu abrupte, émerveillés par le rêve musical éveillé dans lequel nous a transporté The Nude Hours pendant une quarantaine de minutes magiques, hors du temps. Rêve musical qui se transformera, à n’en point douter, en voyage régulier. De nuit, bien entendu. »

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